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Dernière mise à jour : 07/09/2014

 

Les ressources brutes proposées ici fournissent des informations quantitatives sur l'oeuvre deleuzienne. Ce sont des tentatives de caractérisation de cette oeuvre, en fonction de critères publics. Ces caractérisations rudimentaires, sans valeur scientifique, ont uniquement pour but de fournir quelques aperçus sur : 

  • Certains aspects de l'oeuvre de Deleuze dans son ensemble. 
  • Les références mobilisées par Deleuze dans Logique du sens et L'Anti-OEdipe


Ou bien la morale n'a aucun sens, ou bien c'est cela qu'elle veut dire, elle n'a rien d'autre à dire : ne pas être indigne de ce qui nous arrive. Au contraire, saisir ce qui arrive comme injuste et non mérité (c'est toujours la faute de quelqu'un),  voilà ce qui rend nos plaies répugnantes, le ressentiment en personne, le ressentiment contre l'événement.

 

DELEUZE, 1969

 

Le schizo sait partir : il a fait du départ quelque chose d’aussi simple que naître et mourir. Mais en même temps son voyage est étrangement sur place. Il ne parle pas d’un autre monde, il n’est pas d’un autre monde : même se déplaçant dans l’espace, c’est un voyage en intensité, autour de la machine désirante qui s’érige et reste ici. Car c’est ici qu’est le désert propagé par notre monde, et aussi la nouvelle terre, et la machine qui ronfle, autour de laquelle les schizos tournent, planètes pour un nouveau soleil. Ces hommes du désir (ou bien n’existent-ils pas encore ?) sont comme Zarathoustra. Ils connaissent d’incroyables souffrances, des vertiges et des maladies. Ils ont leurs spectres. Ils doivent réinventer chaque geste. Mais un tel homme se produit comme homme libre, irresponsable, solitaire et joyeux, capable enfin de dire et de faire quelque chose de simple en son nom propre, sans demander la permission, désir qui ne manque de rien, flux qui franchit les barrages et les codes, nom qui ne désigne plus aucun moi.

 

DELEUZE & GUATTARI, 1972