Deleuze et la question de l'esprit à échelle humaine

Dernière mise à jour : 07/02/2016

L'esprit deleuzien est une enquête sur la conception novatrice de l'esprit chez l'être humain proposée puis remaniée par Gilles Deleuze entre 1969 et 1972.

Hypothèse

Deleuze permet de renouveler nos manières de concevoir la réalité de l'esprit chez l'être humain.

 

Démarche

Reconstruire le système conceptuel de l'esprit chez l'être humain proposé par Deleuze dans Logique du sens (1969) et déterminer les impacts de L'Anti-OEdipe (1972) sur ce système.

But

Situer la nouveauté du système conceptuel élaboré par Deleuze entre 1969 et 1972 au sein des approches contemporaines de l'esprit chez l'être humain.


Enjeu

Clarifier ce que dit Deleuze sans trop perdre de sa précision conceptuelle.


 

La première étape de ce travail est terminée, avec la publication en février 2016 d'un livre numérique, disponible en format PDF et Epub.

 

Ce livre porte sur le système conceptuel construit par Deleuze dans Logique du sens en 1969. Il s'agit de rendre sensible la division interne de ce système ou, plus exactement, de cette machine conceptuelle dans laquelle le philosophe tente de coupler une approche logique et une approche psychanalytique du problème de la genèse et de la nature de l’esprit chez l'être l'humain, sans renoncer à l’hétérogénéité de ces deux manières de pratiquer l’analyse.

 

En définitive, il s’agit de donner un sens à ce que Deleuze dit à la fin de l'avant-propos de Logique du sens : « ce livre est un essai de roman logique et psychanalytique ».

 

L'esprit deleuzien 1
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Les contenus proposés sur ce site abordent divers aspects de ce travail en cours

Présentation : un aperçu provisoire sur le but et le contenu de ce travail, daté de l'automne 2014.

Études : des textes encore en travail sur trois thèmes privilégiés : le délire, la vie psychique des nourrissons, l'approche au cas par cas pratiquée par Deleuze.

Avancement : un aperçu chronologique de ce travail entamé à la fin des années 2000


Ressources : des données brutes, encore minimales à ce stade.

 

Moi : une note personnelle.


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Ou bien la morale n'a aucun sens, ou bien c'est cela qu'elle veut dire, elle n'a rien d'autre à dire : ne pas être indigne de ce qui nous arrive. Au contraire, saisir ce qui arrive comme injuste et non mérité (c'est toujours la faute de quelqu'un),  voilà ce qui rend nos plaies répugnantes, le ressentiment en personne, le ressentiment contre l'événement.

 

DELEUZE, 1969

 

Le schizo sait partir : il a fait du départ quelque chose d’aussi simple que naître et mourir. Mais en même temps son voyage est étrangement sur place. Il ne parle pas d’un autre monde, il n’est pas d’un autre monde : même se déplaçant dans l’espace, c’est un voyage en intensité, autour de la machine désirante qui s’érige et reste ici. Car c’est ici qu’est le désert propagé par notre monde, et aussi la nouvelle terre, et la machine qui ronfle, autour de laquelle les schizos tournent, planètes pour un nouveau soleil. Ces hommes du désir (ou bien n’existent-ils pas encore ?) sont comme Zarathoustra. Ils connaissent d’incroyables souffrances, des vertiges et des maladies. Ils ont leurs spectres. Ils doivent réinventer chaque geste. Mais un tel homme se produit comme homme libre, irresponsable, solitaire et joyeux, capable enfin de dire et de faire quelque chose de simple en son nom propre, sans demander la permission, désir qui ne manque de rien, flux qui franchit les barrages et les codes, nom qui ne désigne plus aucun moi.

 

DELEUZE & GUATTARI, 1972